Zest: une plateforme digitale pour une nutrition personnalisée des patients

April 14, 2022
mother and daughter preparing food

Avec sa plateforme Zest et son algorithme particulier, dans les hôpitaux, la société Nutrinomics accompagne les spécialistes (oncologues, cardiologues…), les infirmières et les diététiciens dans le suivi des patients en matière de nutrition.

Dans les institutions hospitalières, la nutrition des patients est de plus en plus individualisée pour leur permettre un meilleur rétablissement. Les études internationales sont nombreuses à confirmer son importance. Par ailleurs, ce suivi qui permet un rétablissement plus rapide du patient apporte aussi un impact financier positif… qui n’est pas à négliger pour la sécurité sociale. 

Dans ce contexte, Stéphanie Roland, CEO de Nutrinomics, une startup bruxelloise née en 2020, a développé une plateforme digitale centrée sur le patient, Zest, «pour rendre les patients acteurs de leur traitement». Elle fournit des conseils hebdomadaires, des recettes et listes de courses «100% personnalisées» en fonction de l’état de santé du patient mis à jour. «Nous avons développé un algorithme de recommandation alimentaire, basé sur une combinaison des dernières recherches scientifiques et une analyse des données des patients. Nous avons lancé, par ailleurs, en mars 2021 Zest Cancer et en été 2021 Zest Cardio.»

Une première sur Bruxelles
La société vient de signer son premier partenariat avec les Cliniques de l’Europe (partenariat soutenu par MSD). «Il va permettre aux patients atteints de cancer, qui d’habitude n’ont pas de suivi nutritionnel, faute de moyens et de temps, de pouvoir bénéficier d’un accès à la plateforme digitale Zest Cancer pendant un an. Ce projet inclut des conseils et des recettes, mais aussi un accès à deux consultations en ligne et un workshop par mois. L’objectif est d’améliorer leur expérience au sein de l’hôpital, mais aussi leur qualité de vie au quotidien.»

La réalité de la malnutrition
Ce projet repose sur des données objectivées dans les hôpitaux notamment: «Nous partons du constat que 50-80% des patients atteints de cancer sont en état de malnutrition (perte de poids ou carences nutritionnelles). Cet état a un impact prouvé sur la qualité de vie des patients ainsi que leur tolérance et efficacité de traitement. Des études ont montré, grâce à un tel suivi, une diminution des infections post-opératoires et de la durée d’hospitalisation, un meilleur contrôle des symptômes du cancer, une plus grande tolérance et réponse aux traitements…»


Pas assez connu des médecins
Deux enquêtes, en Italie et en Angleterre, ont montré que cette malnutrition était encore négligée par les médecins qui, peu sensibilisés au problème, ne mettaient pas en place une coopération avec des spécialistes de la nutrition, notamment parce qu’ils constatent un manque de preuves cliniques sur les bienfaits du support nutritionnel. «Depuis le début du projet, les mentalités semblent évoluer: les spécialistes et les infirmières comprennent que nous venons en complément de leur travail avec le patient. Nous travaillons même à améliorer leur prise en charge via l’envoi d’alertes de perte de poids pour une meilleure détection de la dénutrition. Les oncologues, les cardiologues et les infirmières spécialisées (tout comme les patients) n’hésitent d’ailleurs pas à échanger avec nous pour encore améliorer notre outil et ses interactions avec les patients.»


Stéphanie Roland insiste sur la rigueur scientifique: «Nous sommes une équipe d’experts de pointe en oncologie travaillant de concert avec les dernières technologies. Nous travaillons actuellement aussi sur un volet de «machine learning» pour affiner encore l’algorithme des recettes en fonction des préférences des patients en vue d’une meilleure adhérence alimentaire.»


Après le cancer et les patients ayant des problèmes cardiovasculaires, la société ne va pas s’arrêter là: «Nous allons nous investir aussi vers d’autres pathologies plus «orphelines» comme l’endométriose, l’intestin irritable, les maladies inflammatoires… Nous pouvons apporter une aide concrète à ces différents patients avec des recettes adaptées à chaque profil de patient.»

Ce numéro a été réalisé grâce au support de MSD.
Son contenu reflète l’opinion des auteurs mais pas nécessairement celle de MSD.

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